Saint Monastère de la Source de vie – Chrysopigi | Locations

Saint Monastère de la Source de vie – Chrysopigi

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Le Saint Monastère de Chrysopigi se trouve à courte distance de la ville de Chania, sur la route du port de Souda. Il a été fondé au milieu du XVIe siècle, à la dernière période de l’occupation vénitienne en Crète. Le monastère est dédiée à la Vierge Source de vie, qui est connue sous le nom de « Chrysopigi », la Source d’or. En effet, elle offre des dons et des qualités à ceux qui l’invoquent avec foi.

Le fondateur du monastère fut un médecin et philosophe du nom d’Ioannis Chartophylax, un éminent citoyen de Chania, qui vécut vers le milieu du XVIe siècle. Sous la domination vénitienne, le monastère de Chrysopigi fut un important foyer spirituel à Chania ; il rassemblait de nombreux moines et possédait une riche bibliothèque. En 1654, sous l’occupation ottomane, le monastère prit le statut de stavropégie patriarcale et continua d’être une source de renouvellement spirituel et de prise de conscience nationale en des temps difficiles. Il subit bien des épreuves sous les Ottomans, partageant ainsi le sort du reste de la Crète. En 1821, au début de la révolution grecque, il fut détruit et abandonné. À partir de 1848, le monastère fut restauré et commença à accueillir de nouveaux moines.

Pendant la Deuxième guerre mondiale, le monastère fut utilisé comme quartier général par les forces allemandes d’occupation. Les moines furent éloignés de force, les bâtiments subirent de nombreux dégâts et la structure architecturale fut sérieusement endommagée. Le monastère connut ensuite un période de déclin et de marasme. En 1976, le monastère de Chrysopigi fut transformé en une communauté de sœurs. Cette nouvelle communauté restaura le monastère de fond en comble, tout en reprenant l’œuvre qu’il accomplissait sur le plan spirituel et social. Dans le respect de la longue histoire du monastère, on restaura l’ensemble des bâtiments de façon à le mettre en valeur comme monument archéologique dont les caractéristiques architecturales reflètent l’histoire de l’île. En même temps, les trésors du monastère qui purent être sauvés sont conservés et exposés au Musée ecclésiastique et folklorique.

La partie centrale de l’église du monastère (le catholicon) est dédiée à la Vierge Source de vie, tandis que des chapelles latérales sont consacrées à Saint Jean le Théologien et à Sainte Catherine du Sinaï. Sur le côté nord de la cour se trouve la chapelle de Saint Charalambos et sur le côté est celles de Saint Jean le Kalyvite et de Saint Arsène de Cappadoce. Les sœurs du monastère exercent l’artisanat monastique traditionnel : peinture d’icônes et de fresques d’églises, broderie ecclésiastique, gravure sur pierre, publication de livres, dessin et impression d’antimensions, reliure, apiculture, fabrication de bougies, d’encens et de savon. Elles cultivent également les terres du monastère en utilisant des méthodes biologiques. Ces arts et techniques, enrichis dans le cadre de la vie communautaire par la prière et l’ascèse, révèlent le caractère sacré du monde et de l’existence humaine, tel que la tradition orthodoxe l’entend et le vit.

L’agriculture biologique s’inscrit dans le cadre plus général des efforts faits par le monastère en faveur de la protection de l’environnement. Cela découle du respect de l’Église pour le Créateur et pour l’humanité. Lorsque l’action pour la protection de l’environnement s’inspire de la tradition orthodoxe, elle ne vise pas seulement à protéger la santé et le bien-être ; elle vise à préserver l’intégrité de l’homme, en tant qu’être psychosomatique, et conduit des effets nuisibles de la surconsommation à la compréhension du sens de la vie et à la prise en compte de la responsabilité individuelle pour le salut et la sanctification du monde. À cet égard, les activités du monastère sont conformes aux initiatives du Patriarcat œcuménique en faveur de la protection de l’environnement, qui ont été exprimées officiellement pour la première fois en 1989 avec l’instauration du 1er Septembre comme journée de prière pour l’environnement naturel et qui se poursuivent jusqu’à ce jour avec la bénédiction du Patriarche œcuménique Bartolomé.

Couvertes d’oliviers, de mandariniers, d’orangers, d’avocatiers, de figuiers, de potagers et autres, toutes les terres appartenant au monastère, environ 30 hectares, sont cultivées selon les principes de l’agriculture biologique. Des produits organiques (compost) sont utilisés à toutes les étapes de la culture des arbres, des jardins et des fleurs, tandis que les maladies sont traitées par des antidotes biologiques et des insectes bénéfiques et que les mauvaises herbes sont éliminées par des moyens mécaniques. La culture systématique des terres du monastère permet d’obtenir des produits biologiques qui servent à l’alimentation de la communauté et des visiteurs. Produite en de plus grandes quantités, l’huile d’olive est conditionnée et commercialisée sur le marché. Le monastère procède également à la gestion écologique des déchets.

La communauté monastique veille à sensibiliser la population à l’écologie en organisant des programmes éducatifs destinés aux élèves de tous âges, aux étudiants, aux responsables de colonies de vacances et à d’autres organismes de jeunesse. Ces programmes ne fournissent pas seulement des informations mais permettent aussi de participer à des activités telles que des randonnées dans la nature, des lâchers d’oiseaux, des plantations d’arbres, etc. La communauté de Chrysopigi a restauré l’ancienne dépendance monacale d’Agia Kyriaki, située à 12 kilomètres de Chania.

Cette région est devenue un biotope protégé qui possède une riche végétation, un profond ravin dans lequel coule un torrent en hiver, ainsi que de nombreuses chapelles bâties dans des grottes et accessibles par des sentiers spécialement aménagés. Parallèlement à la restauration des anciens bâtiments monastiques, de nouveaux ont été construits en pierre, sur une hauteur rocheuse de la région. Tous ces bâtiments utilisent des sources d’énergie renouvelables. Toute la région d’Agia Kyriaki constitue ainsi un ensemble monacal unifié, au sein duquel les espaces bâtis et non bâtis ont trouvé un équilibre qui permet de mettre en valeur et de protéger l’environnement naturel.

Suivant l’histoire et la tradition séculaires de la région, le mystère de l’existence monastique continue aujourd’hui d’être vécu dans le monastère de Chrysopigi grâce à l’adoration et à l’ascèse. Toujours axée sur la vie liturgique, à laquelle se joignent de nombreux participants, surtout des jeunes, la tradition monastique se poursuit grâce à la pratique des arts traditionnels et à l’ouverture spirituelle sur la société. La nombreuse communauté de Chrysopigi accueillent tous les hommes et femmes et leur témoignent leur amour en essayant de comprendre leurs besoins psychiques profonds et de répondre à leurs inquiétudes existentielles modernes.

Le monastère est ouvert tous les jours de 8h à 12h et de 15h30 à 18h. Les samedis, dimanches et jours de fêtes, une Divine Liturgie est célébrée et la porte centrale du monastère est ouverte pour tous les pèlerins.