La Crète Classique et Gréco-Romaine | Pages

La Crète Classique et Gréco-Romaine

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Au cours des siècles obscurs, vivre dans ces zones reculées et inhospitalières était si difficile que quelques siècles plus tard, ces colonies de peuplement ont fini par être de moins en moins nombreuses, jusqu’à disparaître. Durant la même période, les Achéens et les Doriens ont posé les jalons de l’épanouissement de l’hellénisme classique. Ils ont introduit de nouvelles coutumes, telles que l’utilisation du fer et la crémation, et instauré de nouvelles habitudes vestimentaires.

« L’île aux cent villes », comme l’appelait Homère, s’est peu à peu illustrée. Knossos est redevenu le centre administratif et de nouvelles grandes villes se sont développées, comme Hierapytna, Itanos, Axos, Praesus, Sivrytos, Dréros, Rizinia, Tripitos et bien d’autres.

Lorsque le Romain Quintus Caecilius Metellus a entrepris la conquête de la Crète en 69 ap. J.-C., la capitale de l’île a été déplacée à Gortyne, qui est ensuite devenue la capitale de la province sénatoriale de Crète et de Cyrénaïque. La ville impressionne toujours avec ses vestiges de thermes, ses théâtres, son stade, son hippodrome, sa citadelle et ses temples. Elle était autrefois desservie par les ports de Matala, Lassea et Levena (aujourd’hui connu sous le nom de Lendas).

Outre Gortyne, de nombreuses autres villes ont prospéré, les sites archéologiques les plus éblouissants étant aujourd’hui Eleftherna, Polyrinia, Lyttos, Elyros, Aptera, Lappa (Argiroupoli), Olous, Lato et Priansus. Après l’établissement de colonies crétoises en Sicile, à Marseille et à Cyrène au VIIe siècle av. J.-C., le commerce a connu un renouveau et de nombreux ports ont dépassé en pouvoir les villes qu’ils desservaient. Certains ports se sont même transformés en grandes villes, comme Falassarna, Lissos, Cheronissos, Lato-Kamara et Inatus.