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Κορυφαίοι αρχαιολογικοί χώροι

Zakros
Le palais de Zakros est le quatrième de Crète par sa taille. Situé à un point stratégique important, sur un petit golfe protégé, il constituait un centre d’échanges commerciaux avec les pays d’Orient, comme en témoignent les objets trouvés sur place (ivoires, faïences, bronzes, etc.).

Le palais était le centre administratif, religieux et commercial. Il était entouré de la ville. On a relevé aucune nouvelle construction sur le site, mais uniquement quelques cultures. Des tombes ont été découvertes dans des grottes situées sur les versants de la « Vallée des morts », les gorges allant de Pano Zakros à Kato Zakros. Les pièces découvertes à Zakros sont exposées au musée d’Héraklion ; certaines se trouvent dans les musées de Sitia et d’Agios Nikolaos.

Le palais de Zakros a été construit en deux phases principales : la partie la plus ancienne remonte à 1900 av. J.-C. alors que la plus récente date de 1600 av. J.-C. et a été détruite, comme les autres centres de la Crète minoenne, vers 1450 av. J.-C.

La surface totale du palais de Zakros et de ses bâtiments annexes dépasse 8 000 m2 ; on estime qu’il comptait environ 300 appartements – y compris les étages – ayant diverses fonctions. Le palais suit le plan de base des autres palais minoens avec une entrée principale du côté est et une seconde porte centrale sur le côté nord-est, où aboutissait une route pavée provenant du port.

Un corridor incliné descend vers la porte nord-est et se dirige vers la cour centrale, de 30 x 12 m. La cour était le cœur du bâtiment et l’endroit où se déroulaient les cérémonies religieuses. Elle était entourée de façades et de portiques magnifiques avec des colonnes-piliers soutenant des vérandas, alors qu’un autel se trouvait dans l’angle nord-ouest.

L’aile ouest, le lieu de culte par excellence dont l’entrée principale était flanquée de deux plus petites, faisait face à l’autel. Il y avait un vestibule, une pièce et une grande salle de cérémonie hypostyle (12 x 10 m) avec un puits de lumière péristyle et un polythyron dont une baie donnait sur une « salle des banquets », ainsi baptisée après la découverte d’amphores et de cruches. La partie ouest de l’aile était occupée par le sanctuaire composé de 11 pièces, dont certaines possédaient des écrins et des niches. La partie principale du sanctuaire était une petite pièce – non accessible au public – bordée d’un muret où l’on posait des objets. À proximité, se trouvait un bassin lustral souterrain, tandis qu’il y a avait trois pièces annexes au sud : l’atelier d’un tailleur de pierres, une réserve et un trésor, l’unique dans le monde minoen qui a été retrouvé intact. Les objets de culte qui y ont été découverts sont de véritables chefs d’œuvre.

Plus à l’ouest se trouvent les archives où des boites placées sur des étagères contenaient des textes en linéaire A sur des plaquettes d’argile. Au sud, dans les dépôts du sanctuaire, des objets de culte étaient conservés dans des compartiments en briques. Au dehors de la façade ouest, des ateliers ont été ajoutés lors d’une phase de construction ultérieure.

Dans l’aile est se trouvaient les appartements royaux et le centre administratif : l’« appartement de la reine », doté d’un polythyron, l’« appartement du roi » – la plus grande pièce du palais – tandis qu’à partir de la cour centrale, un polythyron donnait accès à la « salle de la citerne » au centre de laquelle se trouvait une citerne souterraine circulaire de 7 m de diamètre et un parapet soutenant une rangée d’au moins cinq colonnes. Deux autres installations, un puits et une fontaine, se trouvaient dans cette aile.

Dans l’aile sud, il y avait un petit ensemble d’ateliers pour la fabrication de parfums et de petits objets de faïence, de cristal, etc. Dans l’aile nord se trouvaient un grand escalier conduisant à l’étage supérieur, les « débarras des appartements royaux », des bains et une grande pièce accessible d’un couloir, qui devait être une cuisine et qui desservait la salle des banquets à l’étage du dessus.


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Gortyne
Les ruines de la ville antique de Gortyne, de son acropole et de ses nécropoles s’étendent sur environ 4 000 hectares, des collines d’Ai Gianni, de Volakas et de Profitis Ilias jusqu’au village d’Agii Deka à l’est et à Mitropoli au sud.

La région de Gortyne fut habitée dès le Néolithique puisque des découvertes de cette époque ont été faites dans la plaine et sur les collines. Par contre, les traces de la période minoenne sont très rares. Au lieu-dit Kania, au sud du village de Mitropoli, une ferme du Minoen récent a été mise au jour, donnant lieu de remarquables découvertes. À la période géométrique (1100-700 av. J.-C.), la localité s’est développée sur l’acropole, tandis que de petites bourgades existaient au pied des montagnes. Aux temps archaïques (700-500 av. J.-C.), la ville s’est étendue vers l’emplacement futur de l’Odéon et vers la plaine, dans la zone du futur temple d’Apollon Pithios. De la ville de la période classique on a retrouvé les vestiges de l’ekklesiasterion à l’emplacement de l’actuel Odéon, tandis que le monument principal est la Grande Inscription sur le mur circulaire nord de l’Odéon.

À la période hellénistique (fin du IVe s. av. J.-C. – 67 av. J.-C.), Gortyne était l’une des plus grandes villes de Crète. Au début du IIIe s. av. J.-C., Gortyne était à la tête de l’une des trois fédérations de cités et au IIe s. av. J.-C., lorsque Rome intervint dans les affaires internes de la Crète, elle se rangea aux côtés des Romains. Après la conquête romaine, elle devint la capitale de la province romaine de Crète et de Cyrène et connut un grand développement dans le domaine de la construction. À la période protobyzantine, le centre administratif et urbain de la ville se déplaça dans le quartier chrétien qui se trouvait à l’actuel village de Mitropoli, tandis qu’un deuxième noyau de la ville protobyzantine était dans la région de l’église d’Agii Deka. Après la conquête arable, Gortyne fut désertée.
(Auteur : Maria Egglezou)


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Spinaloga
À l’entrée nord de la baie d’Elounda, jouissant d’une position-clé pour le contrôle de son port naturel, se trouve la petite île de Spinalonga, d’une superficie de 85 000 m2 et d’une altitude de 53 m. L’île a été fortifiée dans l’Antiquité, probablement durant la période hellénistique, par un grand mur d’enceinte. Sur les ruines d’un fort antique, les Vénitiens bâtirent une puissante forteresse en appliquant le système de fortification du bastion de Genese Bressani et Latino Orsini.

La première phase de construction de la forteresse dura de 1579 à 1586. On utilisa du calcaire local dur et du grès tendre, extrait sur le côté est de l’île et sur la presqu’île voisine « Nisi » ou « Kolokitha ». La forteresse a subi des réparations et des modifications avant et pendant la guerre de Crète (1645-1669).

La fortification de l’île est constituée de deux ceintures. La première suit le périmètre des côtes tandis que la seconde repose sur les rochers de la crête. Deux murs transversaux, l’un au sud-ouest et l’autre au nord-est de l’île, relient les deux ceintures. Aux points stratégiques de la fortification se trouvent deux bastions en demi-lune, Michel et Moceniga ou Barbariga, qui constituent de remarquables ouvrages de fortification du point de vue architectural.

Sous l’occupation vénitienne, la forteresse fut utilisée à des fins militaires. Les bâtiments qui existaient à l’intérieur couvraient les besoins d’hébergement de la garde. Pendant la guerre de Crète (1645-1669), Spinalonga offrit un abri aux réfugiés et aux rebelles qui en firent leur base pour harceler les Turcs. Leur action dura tant que les Vénitiens occupaient la forteresse. Par le traité de reddition de Chandakas en 1669, Spinalonga resta aux mains des Vénitiens. De la période vénitienne subsistent les citernes voutées, le bâtiment de la garde, les trois tours et la poudrière à proximité de l’église Agiou Nikolaou, qui existait avant la forteresse. Au cours de la guerre de Crète (1645-1669), les fortifications furent restaurées et complétées. C’est alors que furent construites les églises Agiou Panteleimona et Agiou Georgiou.

Après l’occupation de l’île par les Turcs en 1715, Spinalonga se transforme en un site exclusivement ottoman. Au cours des premiers siècles de l’occupation ottomane, la forteresse est marginalisée et sert de lieu d’exil et d’isolement. Toutefois, à la fin du XIXe siècle, la situation change. Le port de Spinalonga voit son rôle renforcé par l’octroi d’une licence d’exportations. Vers le milieu du XIXe siècle, l’île compte un grand nombre d’habitants, marchands et marins pour la plupart, qui profitent de la sécurité du village fortifié tout en exploitant les voies commerciales de la Méditerranée orientale.

La vie de l’île fut brutalement interrompue par les événements politiques qui survinrent en Crète à la fin du XIXe siècle. L’insécurité qui menaçait les Ottomans de Crète en raison de l’action révolutionnaire de Chrétiens poussa la majorité des habitants de Spinalonga à émigrer. À partir de 1897 et pendant un an environ, des forces militaires françaises s’installent à Spinalonga.

En 1903, l’État crétois décide l’isolement des lépreux et la création d’une léproserie à Spinalonga afin de pouvoir proposer une aide coordonnée aux personnes atteintes de la maladie de Hansen. L’existence pénible des malades qui vécurent sur l’île jusqu’en 1957 a marqué le site et en a fait un lieu de martyre et de mémoire collective.


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Nécropole minoenne d’Armeni
C’est à 10 kilomètres au sud de Réthymnon, à proximité du village du même nom et dans une ravissante forêt de chênes, qu’a été découverte la célèbre nécropole d’Armeni qui date du Minoen récent (XIIIe/XIIe s. av. J.-C.)

Les fouilles systématiques commencées en 1969 ont mis au jour plus de 220 tombes et se poursuivent afin de découvrir la ville correspondante. Les tombes sont voutées, taillées à même la roche naturelle locale, elles sont orientées d’est en ouest et possèdent un long couloir étroit également taillé par lequel on y accède.

Seule une des tombes découvertes possède une tholos. Outre des vases et des armes, elle contenait un talisman portant une inscription en linéaire A.


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Malia
Seuls des tessons de vases de terre cuite témoignent d’une présence humaine à Malia à l’époque néolithique (6000-3000 av. J.-C.). La région fut constamment habitée du milieu du troisième millénaire à la fin de la Préhistoire.

Des maisons d’une colonie pré-palatiale (2500-2000 av. J.-C.) ont été localisées au-dessus du palais et des tombes de la même époque près de la mer. Le premier palais a été construit vers 2000-1900 av. J.-C. La localité déjà puissante, dont des quartiers sont conservés autour du palais, est transformée en une cité-centre palatial. Le palais est détruit vers 1700 av. J.-C. et reconstruit en 1650 av. J.-C. au même emplacement, sur les plans de l’ancien palais, tandis que quelques changements sont apportés cinquante ans plus tard. La destruction du nouveau palais est survenue à la même époque que celle des autres centres minoens, vers 1450 av. J.-C. Le site fut brièvement réoccupé au XIVe-XIIIe siècles av. J.-C. Dans la région de Marmara, il existe de nombreuses ruines d’une localité de l’époque romaine et une basilique du VIe siècle.

L’amiral anglais Th. Spratt qui voyagea en Crète au milieu du XIXe siècle déclara avoir découvert des feuilles d’or au lieu-dit « Elliniko Livadi ». Joseph Chatzidakis entama des premières fouilles en 1915, sur la colline Azymo, mettant au jour la moitié sud de l’aile ouest du palais et des tombes sur la plage ; il dut cependant cesser les travaux. Finalement, l’École française d’archéologie prit en charge les fouilles qui, malgré des interruptions, se poursuivent jusqu’à aujourd’hui dans le palais, les quartiers de la ville et les nécropoles de la plage. Les publications et études concernant les fouilles figurent dans la série Études Crétoises de 1928, tandis que Η. Van Effenterre et O. Pelon ont procédé à des publications plus complètes. Les pièces découvertes sont exposées au musée d’Héraklion ; certaines se trouvent au musée d’Agios Nikolaos.


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Eleftherna
Les fouilles ont commencé dans la région il y a seize ans, en 1985, lorsque le département d’archéologie et d’histoire de l’art de l’université de Crète décida de chercher et de mettre au jour la cité antique dont font mention des témoignages écrits.

Des fouilles de faible envergure avaient été réalisées dans la région en 1929 par l’École britannique d’archéologie sous la direction d’H. Payne. Les vestiges ont été découverts dans la région des deux villages voisins actuels Eleftherna et Archaia Eleftherna qui se trouvent au pied du mont Psiloritis au nord, à 24 et 29 kilomètres de Réthymnon respectivement. Plus précisément, les découvertes les plus importantes ont été faites sur trois emplacements d’une colline située entre deux torrents : au lieu-dit Orthi Petra à l’ouest de la colline (secteur des fouilles III), au lieu-dit Pyrgi au centre de la colline (secteur II) et au lieu-dit Katsivelos sur le côté est de la colline (secteur I).
Tout aussi intéressants sont les vestiges découverts dans la région Nisi, près du village actuel d’Eleftherna, qui proviennent principalement d’une localité de la période hellénistique. Au lieu-dit Orthi Petra, l’équipe dirigée par l’archéologue et professeur N. Strambolidis a mis au jour une nécropole des temps géométriques et archaïques, ainsi que des bâtiments et des rues hellénistiques et romains qui avaient été bâtis sur de plus anciens.

Maison 2 – Eleftherna
La maison 2 se trouve sur la grande terrasse qui couvre l’espace entre les bains publics et la basilique paléochrétienne dans le site archéologique du secteur est I d’Archaia Eleftherna (lieu-dit Katsivelos). Elle se compose de deux ailes de plusieurs pièces, de chaque côté d’un grand atrium rectangulaire. L’aile sud possède deux grandes pièces et, au nord, un espace divisé en deux couloirs étroits par un mur.
Le bâtiment a été construit en deux étapes. La première phase s’interrompt probablement peu avant le dernier quart du IIIe s. av. J.-C., lorsque le bâtiment change de forme et peut-être de fonction, pour être définitivement abandonné à la fin du IVe s, av. J.-C. Un conduit d’évacuation incliné de l’ouest vers l’est a été découvert. Le sol et les bords du conduit sont recouverts d’un épais crépi rougeâtre. Sur le remblayage de l’atrium, après l’abandon de la maison, une tombe cubique de la période protobyzantine a été construite.
Le côté nord de la maison comprend six pièces, dont certaines sont en parfait état de conservation. Sur le linteau d’une porte est gravée l’inscription « Neikin toi Kirioi ». Dans la même pièce, sur le niveau de destruction, on a trouvé de remarquables petits objets en os, quarante-deux pièces de bronze, etc. Dans une autre pièce, les fragments d’un sol en mosaïque aux motifs géométriques ont été découverts. Le bâtiment possédait un étage où se trouvait le gynécée. La phase de destruction de la maison peut éventuellement être imputée à la période de persécution des Chrétiens sous Trajan Dèce (249-251 ap. J.-C.).
Pont hellénistique Le pont se trouve dans la région de Langa, qui avoisine au nord-ouest avec la commune d’Alpha. On le rencontre après le confluent des trois torrents (Faraggitis, torrent de Chalopota, Nisi), sur leur partie la plus au sud qui coule entre Langa et Alpha. Le pont a progressivement été taillé dans la roche naturelle, tandis que le reste est bâti. C’est un pont à voute en pointe exceptionnellement bien conservé. Il date du IIe s. av. J.-C.


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Cnossos
Le plus important centre de la civilisation minoenne, Cnossos, est bâti sur la colline de Kefala, au milieu des oliviers, des vignes et des cyprès, à 5 km au sud-est d’Héraklion. Tout près coule la rivière Kairatos (aujourd’hui Katsambas). D’après la tradition, Cnossos était le siège du roi Minos et la capitale de son État. Le palais de Cnossos est lié aux passionnants mythes du Labyrinthe et du Minotaure et de Dédale et Icare.

Il est également fait mention de Cnossos, de son palais et de Minos par Homère (la liste des navires de l’Iliade indique que la Crète a dépêché 80 navires placés sous les ordres d’Idoménée, roi de Cnossos. Odyssée, v. 178-9), Thucydide (référence à Minos), Hésiode et Hérodote, Bacchylide et Pindare, Plutarque et Diodore de Sicile. La ville connut son apogée à l’époque minoenne (2000-1350 av. J.-C.), à laquelle elle fut le centre principal et le plus peuplé de la Crète. À des époques ultérieures, elle joua un rôle important et se développa notamment à l’époque hellénistique.

La ville de Cnossos a été constamment habitée de la fin du septième millénaire aux temps romains. L’époque néolithique se caractérise par une phase de vie agricole techniquement évoluée (outils de pierre et poids de tissage). De ramasseurs d’aliments, les habitants deviennent eux-mêmes producteurs (cultivateurs et éleveurs) et la tendance est à l’implantation systématique et durable. Les phases d’habitation à Cnossos se succèdent ; à la fin du Néolithique récent, la population de la localité est estimée à 1000 – 2000 habitants.

Le développement du site se poursuit probablement à l’Âge du bronze, que caractérise le traitement du bronze. Toutefois, les travaux réalisés pour la construction du palais ont entraîné la destruction de nombreux bâtiments plus anciens. La localité est désormais désignée Ko-no-so dans les textes en écriture linéaire B du XIVe s. av. J.-C. Le peuplement fut particulièrement intense lors de la construction du premier palais (XIXe-XVIIe s. av. J.-C.), du deuxième palais (XVIe-XIVe s. av. J.-C.) et des somptueuses demeures, du caravansérail et des ouvrages minoens d’infrastructure. Les palais sont bâtis sur des emplacements qui contrôlent les plaines et l’accès à la mer, tandis que des villages importants se créent tout autour.

Les villes et les palais n’ont cependant jamais été fortifiés, confirmant ainsi la Pax minoica. Vers 1700 av. J.-C., un grand séisme détruit probablement Cnossos et conduit à des travaux de grande ampleur dans la ville et au palais. La ville de Cnossos s’est développée sur une vaste superficie et Evans en estime la population à environ 80 000 habitants.

En 1450 av. J.-C., après la destruction partielle de Cnossos, des Mycéniens s’établissent dans la ville, sans toutefois reconstruire les palais. Peu de vestiges subsistent des périodes suivantes ; la plupart sont des tombes et les ruines d’un petit temple classique dans le quartier du palais. La ville connut à nouveau la prospérité à la période hellénistique (sanctuaires de Glaucos et de Déméter, tombes voutées, cimetière nord, tours de fortification). En 67 av. J.-C., Quintus Caecilius Metellus Creticus s’empara de Cnossos et fonda une colonie romaine du nom de Colonia Julia Nobilis. C’est de cette période que datent la « Villa de Dionysos » et ses remarquables mosaïques.

À l’époque byzantine, Cnossos est le siège d’un évêché ; il reste d’ailleurs encore des vestiges d’une basilique du VIe s. av. J.-C. Après la conquête de la Crète par les Arabes, le port d’Héraklion voit son importance croître alors que Cnossos tombe peu à peu dans l’oubli. Le petit village de Makritichos fut construit sur les ruines romaines et doit son nom à un long mur, vestige de la période romaine de Cnossos.

Le site de Cnossos fut découvert en 1878 par Minos Kalokairinos. A. Evans commença des fouilles systématiques en 1900, lesquelles se poursuivirent jusqu’en 1931 et permirent de mettre au jour le palais ainsi qu’une grande partie de la ville minoenne et des cimetières. Depuis, l’École anglaise d’archéologie et la 23e Inspection des antiquités préhistoriques et classiques continuent d’effectuer des fouilles dans la région.


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Phaistos
Phaistos est construite sur une petite colline (à 100 m environ au-dessus du niveau de la mer), au sud de la rivière Geropotamos, l’antique Lithaios, et surplombe la plaine fertile de Kato Messara qui est entourée d’imposantes montagnes (Psiloritis, Asterousia, montagnes de Lassithi).

Au sud s’étend la mer de Libye. La rivière Lithaios, qui entoure la colline de Phaistos à l’est et au nord, a permis d’alimenter la ville en eau. Le climat modéré et chaud de la région rendait la vie agréable aux habitants. Phaistos était l’un des principaux centres de la civilisation minoenne et la plus importante ville du sud de la Crète par son opulence et son pouvoir. Il en est fait mention dans les textes d’auteurs anciens (Diodore, Strabon, Pausanias) et Homère la cite également. Elle fait partie des trois grandes villes créées par Minos en Crète. Selon la mythologie, à Phaistos régnait la dynastie de Radamante, fils de Zeus et frère de Minos. Homère mentionne sa participation à la guerre de Troie et la qualifie de ville « bien habitée ». La période florissante de Phaistos commence par l’entrée de la Crète dans l’Âge du bronze au milieu du troisième millénaire avant J.-C., lorsque se créent les bases de la civilisation minoenne.

Phaistos a commencé à être habitée à la période néolithique, comme en témoignent les fondations d’habitations néolithiques, les outils, les statuettes et les tessons de vases découverts sous le palais lors des fouilles. La localité néolithique devait s’étendre sur le sommet de la colline et sur son versant sud-ouest. Au milieu du troisième millénaire avant J.-C., le début de l’utilisation des métaux a favorisé le développement de la cité.

Ce développement s’est poursuivi jusqu’à la création et l’établissement des palais minoens (XVe s. av. J.-C.). Au début du deuxième millénaire, le pouvoir passe entre les mains des rois, qui construisent de grands palais. Le premier palais a été construit vers 1900 av. J.-C. Il couvrait, avec les bâtiments environnants, une surface de 18 000 m2, un peu inférieure à celle du palais de Cnossos. Le grand séisme qui eut lieu à proximité en 1700 av. J.-C. fut la cause de sa destruction, comme de celle de Cnossos. Sur son emplacement fut bâti un nouveau palais, encore plus imposant, auxquels appartiennent la plupart des vestiges restaurés, tandis que plusieurs parties de l’ancien palais ont été mises au jour, surtout au sud-ouest. La ville minoenne s’étend autour du palais dans un large rayon.

Phaistos était le siège du seigneur-roi qui contrôlait non seulement l’opulente plaine de Messara et les villages de la région, mais aussi l’accès à la mer et les ports du golfe de Messara. Après la destruction du palais (XVe s. av. J.-C.), la ville de Phaistos a continué d’être habitée à la période mycénienne et à l’époque géométrique (VIIIe s. av. J.-C.). Aux siècles suivants, Phaistos connaît une nouvelle période de croissance. La superficie de la ville s’accroît par rapport à l’époque minoenne. C’est désormais une cité riche, puissante, peuplée et indépendante. Elle frappait sa propre monnaie et à son apogée, sa domination s’étendait du cap Lithino au cap Melissa et couvrait les îles de Léto, aujourd’hui Paximadia. L’État de Phaistos possédait deux puissants ports, Matala et Kommos au sud-ouest.

À l’époque historique est construit le temple de Rhéa, au sud de l’ancien palais. Un vide apparaît à la période classique pour laquelle aucun vestige architectural n’a encore été trouvé. Par contre, la ville hellénistique fut particulièrement florissante. Des exemples de maisons de l’époque sont visibles dans la cour ouest (terrasse supérieure) du palais. Au milieu du IIe s. av. J.-C. (vers 160), la ville fut détruite et asservie par la cité voisine de Gortyne. Même si elle ne fut pas immédiatement abandonnée, Phaistos perdit de sa puissance. Il existe dans toute la région des traces éparses d’habitation à l’époque de la domination vénitienne. Le village actuel d’Agios Ioannis sur les versants sud de la ville antique constitue le pauvre vestige d’un glorieux passé.

Sur le plan archéologique, Phaistos est la deuxième plus importante ville minoenne après Cnossos. L’amiral anglais H. Spratt fut le premier à reconnaître et à identifier l’emplacement de Phaistos. En 1884, les fouilles archéologiques furent commencées par F. Halbherr puis poursuivies par l’École italienne d’archéologie (Halbherr et L. Pernier, 1900-1904) et par Doro Levi (1950-1971). Parallèlement aux fouilles, l’École italienne d’archéologie procéda à des travaux de consolidation. Certaines parties, notamment l’ancien palais et les salles royales du nouveau palais, ont été couvertes par des hangars en plastique, alors que d’autres, comme les réserves du nouveau palais, ont été recouvertes d’une plaque de béton.


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Lissos
L’antique Lissos, située à l’emplacement de l’actuel Ai-Kyrkos dans la baie du même nom sur la côte sud du département de Chania, était une ville importante aux temps historiques de la Crète. À la période hellénistique, elle joua un rôle essentiel comme membre de la Ligue des Montagnes, que formaient Elyros, Yrtakina, Tarra et Pikilassion.

Ce fut un centre de culte renommé des temps hellénistiques jusqu’à la fin de l’Antiquité. En 183 av. J.-C., elle participa avec d’autres cités de l’Alliance des Crétois à la conclusion d’un traité avec Eumène II de Pergame. Après sa destruction au IXe siècle, elle ne fut plus jamais habitée.

À l’époque byzantine et jusqu’à aujourd’hui, elle est un centre rural et religieux, avec les églises d’Agios Kyrkos et de la Vierge, bâties sur les ruines de basiliques paléochrétiennes.

Grâce au financement du programme européen LEADER 1 mis en œuvre par l’Organisme de développement de la Crète occidentale, un projet prévoyant l’aménagement des sentiers, des fouilles de surface et la cartographie de l’antique Lissos a été réalisé en 1994. Une grande partie de la vallée a déjà fait l’objet d’expropriations.
(Auteurs : Vanna Niniou – Kindeli, Aggeliki Tsigou, archéologues)


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Aptera
Aptera comptait parmi les plus importantes cités-États de la Crète. Elle est déjà mentionnée sur les tablettes de linéaire B (XIVe-XIIIe s. av. J.-C.) et continue d’exister jusqu’au VIIe s. ap. J.-C., avant d’être détruite par un puissant séisme puis par les Sarrasins.

Son emplacement exceptionnel au sommet d’une colline qui surplombe au sud-est la baie de Souda lui a permis de contrôler toute la région environnante et de devenir une puissance commerciale et politique. Ses deux ports, Minos (aujourd’hui Marathi) et Kissamos, sur les deux côtés de l’entrée de la baie, assuraient le contrôle de toute l’activité maritime.
Les sources écrites et les résultats des fouilles effectuées jusqu’à présent montrent que la ville connut son apogée à l’époque hellénistique ancienne (fin du IVe-IIIe s. av. J.-C.), lorsqu’elle se renforça sur le plan économique et politique et commença à frapper sa propre monnaie. La domination romaine et l’imposition de la Pax Romana signifièrent le déclin de la ville au niveau économique et politique mais entrainèrent en même temps le développement de sa production agricole, conformément au programme du pouvoir romain. Son peuplement se poursuivit à l’époque byzantine sans toutefois aucune prospérité particulière.
En un point central de la cité antique fut construit le monastère de Saint Jean le Théologien, qui est déjà cité dans une chronique de 1181. Il dépendait du monastère de Patmos et resta en activité jusqu’à la moitié des années 1960. En 1866-1869, les conquérants turcs bâtirent un fort destiné à réprimer la rébellion crétoise.
Ces dernières années, la 25e Inspection des antiquités préhistoriques et classiques réalisent des fouilles systématiques sur le site archéologique d’Aptera et des fouilles préventives dans la région environnante. D’importants travaux de mise en valeur du site ont été effectués dans le cadre des 2e et 3e cadres communautaires de soutien.
(Auteurs : Vanna Niniou – Kindeli, Aggeliki Tsigou, archéologues)


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